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DIBCO1: A propos de la discussion GTI sur le FSM  |   SurDIBCO1   | Disc2020FR 

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input # 10 / GTI - Adieu au Forum social mondial? Au-delà du choeur


Par OLivier, membre du conseil d’administration du Mouvement Utopia en France et ancien directeur de CONCORD Europe de 2003 à 2013.

Merci à tous pour toutes les contributions que j'ai lues avec une attention et un intérêt réels. @0 Tout ce que vous avez évoqué dans vos papiers est probablement juste, même quand c'est en contradiction l'un avec l'autre. @1 C'est la nature du Forum social mondial: un marché dynamique qui a résisté au piège d'une approche de "campagne mondiale unique" (une option que je souhaitais néanmoins soutenir jusqu'à récemment). Au contraire, le Forum social mondial a encouragé une diversité d'opinions et d'approches au sein des soi-disant mouvements progressistes, permettant des délibérations, des partenariats et des convergences inattendus.

Vous avez raison de dire que ces 20 dernières années du FSM ont contribué à façonner notre société civile aujourd'hui: diverse, partageant des valeurs communes, créative en termes de stratégies d'influence et d'actions, horizontale et influente (la plupart des idées et des idéaux du FSM sont en place d’une manière ou d’une autre dans le débat général aujourd’hui). Personnellement, je ne me sens pas compétent pour engager une discussion détaillée sur l’évaluation du passé. Ce qui s’est passé est arrivé à cause des conditions et des acteurs présents dans ces processus. Nous semblons reconnaître que le FSM a été une expérience exceptionnelle façonnée par les participants et les dirigeants au cours des 20 dernières années. @2 En fait, je n'ai perçu aucune tentative d'aucun «secteur / acteur» de manipuler le processus jusqu'à présent. Ou du moins, le processus tel qu'il a été proposé (ouvert et divers) a empêché tout «secteur / acteur» de le détourner. Et ceci est un bilan positif pour le spectre politique de gauche que nous représentons. @3 Je regrette seulement que le monde anglo-saxon n'ait pas été suffisamment actif dans le processus, peut-être parce qu'il y avait des suppositions («non-dits») dans les deux parties selon lesquelles cet espace était géré et dominé par des organisations et des dirigeants latino-américains et européens. @4 De mon point de vue, cette méfiance reflète encore le clivage entre deux courants occidentaux au sein des organisations de la société civile (OSC): les mondes et traditions anglo-saxons et latins. Le fait que le système néolibéral soit largement considéré historiquement comme une idéologie anglo-saxonne pourrait en partie être à l'origine de cette tension évidente.

Une fois de plus, le Forum social mondial indique qui a dirigé les mouvements et organisations de la société civile au cours des 30 dernières années dans ce cadre. @5 Le FSM est par ailleurs une excellente empreinte de nos secteurs, de nos forces et de nos contradictions. Bien sûr, les futurs «archéologues» auront plaisir à analyser ce que le FSM a à dire (et n'a pas dit) sur nos sociétés contemporaines.

Mais de mon point de vue, la question la plus urgente est de placer au-dessus de nos différentes tables / mesas / bureaux des questions difficiles pour l'avenir que le Forum social mondial n'a pas encore pu traiter:

@6 Le moment est-il venu pour les OSC de s’accorder collectivement sur des stratégies visant à briser le plafond de verre de 20% de personnes radicalement progressistes dans nos sociétés respectives? En d'autres termes, devrions-nous continuer à utiliser toutes nos ressources limitées pour parler et cibler les personnes déjà convaincues?

@7 Dans ce nouveau contexte, nos récits radicaux actuels (dénonçant les méchants et supposant que nous sommes les bons) peuvent-ils être suffisamment efficaces pour engager des personnes qui ne sont pas d'accord avec nous ou qui n'ont pas d'opinions radicales sur tous les derniers problèmes ?

@8 Où pouvons-nous discuter sereinement du fait que l'intersectionnalité n'est pas une stratégie assez puissante (à elle seule) pour guider de vastes et divers groupes de sociétés vers la Grande Transition?

@9 Pouvons-nous discuter du fait que les stratégies «d’identité» actuelles de la société civile ont involontairement fait écho et parfois renforcé le récit identitaire de nos adversaires?

@10 Pouvons-nous discuter des principaux défis sociétaux à venir qui consistent à surmonter les identités et institutions nationales actuelles (vers un sens et une responsabilité partagés - et non universels - de notre humanité) sans alimenter un discours anti-nationaliste? En fait, le discours universaliste actuel (économique, philosophique et  humaniste) n'a presque aucune résonance au-delà de l'Europe (en raison de son histoire de la Seconde Guerre mondiale) et des élites urbaines globales / cosmopolites. Opposer Les nations  et la gouvernance mondiale a été l'une de nos erreurs majeures (montrant notre compréhension limitée des réalités et des sociétés du soi-disant Sud mondial).

@11 Où sont les espaces où les dirigeants individuels des mouvements sociaux et des OSC (basées sur une perspective ambitieuse et utopique) peuvent commencer à construire un projet politique alternatif COMPLET et multi-thématique (couvrant toute la complexité de nos sociétés), concret (orienté solutions) ), et sérieux (en ce qui concerne ce qui peut être fait AUJOURD'HUI avec les institutions et pouvoirs actuels) pour s'engager avec les nouvelles forces de la société telles que les universités, les nouveaux mouvements de citoyens, les jeunes entrepreneurs, les agents de changement au sein des institutions, les bailleurs de fonds progressistes, médias (traditionnels et nouveaux médias), etc.? Ces approches ne devraient plus être systématiquement opposées à la vision à long terme  de défier  etchanger le pouvoir et les privilèges.

@12 J'espère que les 20 prochaines années du Forum social mondial (ainsi que d'autres initiatives) contribueront à ouvrir la voie à des discussions plus ouvertes (tout en partageant les mêmes idées) et contribueront à nous pousser au-delà de notre.chambre d'écho actuelle.. Les majorités (qui ne sont pas la somme des minorités) sont prêtes à suivre notre pensée radicale ALA CONDITION, que nous leur montrions que l'avenir sera construit avec elles AUSSI!