Principe de réalité

Voilà plusieurs mois, en fanfare et avec l’unanimité des élus, le président du conseil général des Yvelines (Pierre Bédier) annonçait le lancement d’une coûteuse opération de prestige qui, finalement, ne verra pas le jour. Comment en est-on arrivé là ? D’après Hélène Danel présidente de l’association « Flins sans circuit de F1 » qui mena le combat contre ce projet qualifié parfois d’aberrant, il n’y a pas d’événement décisif mais une succession d’actions, de prises de conscience, de retour vers un principe de réalité mobilisateur, auxquels s’additionna l’amplificateur médiatique et des actions militantes dont certaines furent parrainées par des personnalités et des ONG dont le prestige et la crédibilité ne sont plus à prouver. Les médias locaux, relayés au niveau national, jouèrent leur rôle de révélateur qu’une dynamique citoyenne et démocratique était « entraînée » par des associations aussi bien que par certains élus éclairés (peu). C’est une fois de plus la démocratie réelle qui s’est montrée efficace. Celle de citoyens mobilisés qui ont pris en main leur propre avenir et celui de leurs familles en s’opposant aux élus du département des Yvelines qui ont fini par reconnaître implicitement leur erreur en évacuant le circuit de FI de leur projet de « vallée de l’automobile ».

 

Quels enseignements peut-on en tirer ? Division ? Cohésion ? Diversité d’opinions ? Contrevérités de leurs adversaires… Rien ne découragea les opposants au circuit automobile. Même le gouvernement ne pu prendre une position cohérente à défaut d’être unique. Toutefois, à l’annonce de l’abandon du circuit, Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Écologie, a fait part de sa très grande satisfaction : « C’est une excellente nouvelle, je suis ravie que le Conseil général ait pris cette décision responsable ». Quant aux conseillers généraux tels Philippe Tautou et Hugues Ribault, comme beaucoup de leurs collègues, favorables au projet de circuit F1, après nous avoir abreuvés d’arguments favorables au projet, ils vont devoir maintenant assumer les conséquences de l’échec, notamment sur le plan foncier. Les agriculteurs avaient des projets de culture biologique sur 120 ha. Ils furent stoppés dans leur élan, spoliés dans leurs droits mais ne baissèrent pas les bras. Ils attendent aujourd’hui le retour des terrains en zones agricoles comme il leur a été promis. Se pose également la question de l’avenir de la Seine Aval dans un contexte d’aménagement nouveau : peut-on sortir de la contradiction classique entre l’économique et l’environnemental ?

C’est en partant de certaines des contradictions de ce projet avorté que la revue Urbanissimo vous invite à participer à la conférence bâtie autour des thématiques suivantes : enjeux fonciers, rôle du politique dans le développement économique, enjeux environnementaux, etc. En présence d’élus, d’experts et de responsables associatifs qui vécurent ces événements sur le terrain, vous pourrez tirer de leur expérience des enseignements concrets.

Le foncier dans la Seine Aval d’un projet avorté (F1) à un aménagement raisonnée !

- Le vendredi 5 mars 2010, cette conférence foncière aborde, en deux parties, une étude de cas avec la problématique suivante : comment allouer le foncier dans un contexte de contradiction entre l’économique et l’environnemental ?

- Lieu : Université de Chicago à Paris (13e Paris)

- Pour plus de renseignements : 06 79 69 51 50

Filed January 14th, 2010 under Uncategorized

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