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Notes sur la visioconférence du vendredi 29 octobre

A une ou deux personnes près, il y avait 35 personnes présentes.


Denys Crolotte, animateur du FSL de Nancy, a tout d'abord présenté ce forum local qui depuis 2006 a réussi à faire travailler ensemble autour du slogan "un autre monde est possible" une quarantaine d'organisations : des associations catholiques, antiracistes, non violentes, d'éducation populaire, des syndicats...


Magali Audion, qui pilotait la visioconférence côté français, a ensuite présenté brièvement le conflit israélo-palestinien à l'aide d'un diaporama et Nacéra

Aknak Khan, animatrice permanente de Recit, a resitué cette visioconférence dans le cadre général des rencontres de Nancy de l'éducation citoyenne.

Le temps que les problèmes techniques de connexion avec la Palestine soient réglés, la parole a été donnée à la salle à Nancy. Didier Minot, président de Récit, a mis en avant l'importance que les Palestiniens donnent à l'éducation, en faisant un parallèle avec l'Afrique du Sud. Il s'est interrogé sur le fait que l'éducation se joue aussi à travers les formes de la vie militante.

Aymad Mohsen, Palestinien vivant en France mais venant du Liban, traducteur volontaire, a confirmé l'importance que les Palestiniens donnent à l'éducation.

A ce sujet, il a rapporté une anecdote: lorsqu'il est venu en France comme étudiant boursier avec d'autres Palestiniens, il a rencontré Yasser Arafat qui a donné à tous comme seul conseil : "réussissez vos études !"

Nacéra s'est réjouie que le FME puisse se tenir en Palestine, nous montrer des expériences positives qui s'y passent et changer notre regard sur ce pays, où généralement ne sont mis en avant que les drames qui s'y déroulent.

Après bien des difficultés, la connexion a été établie avec la Palestine, Ramallah plus précisément, mais comme il n'était pas possible à Nancy de recevoir les images de Palestine, la visioconférence s'est transformée en audioconférence. A Ramallah, c'était Séraphin Alava du SNESUP (syndicat enseignant) qui pilotait la visioconférence,

Le premier invité à s'exprimer était Hisham Abu Qutaish, professeur à l'université libre de Jérusalem. Il a tout d'abord insisté sur le fait que le processus éducatif en Palestine est entièrement sous contrôle de l'occupant israélien. Cela va même jusqu'au choix des instituteurs. Ainsi, les diplômés des universités palestiniennes ont des difficultés pour être embauchés dans les écoles publiques. Israël empêche la création de syndicats d'enseignants. Toute expression patriotique y est bannie. Il est interdit de parler de l'histoire et de la géographie de la Palestine. Il n'est même pas possible de montrer une carte de la Palestine. Une centaine d'instituteurs ont perdu leur travail dans les années passées, certains ont été emprisonnés. Israël empêche le fonctionnement normal des écoles : élèves et enseignants bloqués aux check-points, fermeture des écoles pendant parfois de longues périodes (jusqu'à un an).

La résistance palestinienne se manifeste par la création de comités pour l'éducation populaire qui développe une activité en dehors du système officiel. Un de leur rôle est de réparer les dégâts psychologiques causés par l'occupation sur les enfants.

Le second invité, le Pr Rateb Abu Rahmah, était aussi enseignant à la même université et membre du comité populaire du village de Bil'in. Il a commencé par souligner le soutien du premier ministre de l'Autorité Palestinienne au FME et à tous ceux qui aident à détruire les murs qui séparent les Palestiniens du reste du monde. Il s'est ensuite attaché à parler du mouvement d'éducation populaire qui se développe dans une cinquantaine de villages palestiniens. Lui aussi a insisté sur son rôle bénéfique de ce mouvement pour contrer les effets psychologiques de l'occupation, notamment par la création théâtrale, l'organisation d'événements (plantation d'oliviers, inauguration d'une maquette d'un bateau de la flottille pour Gaza ...)

Nous avons eu ensuite l'heureuse surprise d'avoir le témoignage depuis Ramallah d'un nancéien, Latif Mortajine, qui nous a dit tout l'intérêt de ce FME en Palestine.
Dans une dernière partie, les participants à Nancy ont pu poser quelques questions aux invités palestiniens. Cela a permis à ces derniers d'apporter des compléments par rapport à leur première intervention.

Ainsi, nous avons pu apprendre que les écoles qui sont dans les zones qui sont sous le contrôle de l'Autorité Palestinienne sont encore actuellement soumises au pouvoir de l'occupant israélien, qui contrôle les programmes scolaires. S

ur 1500 écoles, il a pu y avoir durant une année jusqu'à 400 qui ont été victimes de fermetures. Certaines ont même été transformées en prison ou en dépôts d'armes pour l'armée israélienne.

 Actuellement, il y a environ 12000 prisonniers politiques palestiniens dont une majorité d'étudiants et d'enseignants.

A cause de la construction du Mur, certains élèves se trouvent coupés de leur école et ils ont beaucoup de mal à y accéder, les portes dans le Mur étant ouvertes durant de très courts moments dans la journée. En conclusion, notre ami palestinien a indiqué que le but de l'occupant israélien est de priver le peuple palestinien d'éducation pour pouvoir mieux le contrôler. Pour lui, la solution est simple, c'est la fin de l'occupation et pour cela l'aide des citoyens du monde est importante.

La visioconférence s'est conclue par un message de remerciements de Didier Minot aux invités palestiniens et un souhait de voir cette collaboration avec des associations palestiniennes se perpétuer.

Guy

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