• mexico22 input3.7

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WSF IC - FSM CI  | CIMexico22                                                                                                           TunisFOFMeeting

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FRANCAIS 
 (les parties en italiques n'ont pas été lues dans le résumé lu a la reuion de mexico http://openfsm.net/projects/wsfic_fsmci/mexico22-input1.2)

Pour un séminaire international du FSM à Tunis

Proposition du Forum Social Maghreb/Machrek

 

La tenue du FSM à Mexico du 1 au 6 mai 2022 est en soi un événement majeur qui atteste de notre volonté de sauvegarder cet espace, de poursuivre le combat et de continuer à canaliser les indignations pour bâtir un mouvement mondial capable de juguler, voire d’arrêter, les effets néfastes du néolibéralisme.

Outre la nécessité d’élargir et renforcer nos capacités d’articuler nos luttes, le FSM de cette année vient dans un contexte mondial particulier et chargé de défis supplémentaires suite aux effets de la  crise Covid-19, l’accroissement  des inégalités, et l’escalade de la xénophobie, du racisme, de la violence à l’égard des femmes, des restrictions des libertés, des violations des données personnelles, mais également de la décente en enfer de la planète suite aux changements climatiques, de l’expansion planétaire des drames de la guerre, et des conflits internes exacerbés par les interventions étrangères.

Le monde dans lequel nous vivons est de plus en plus menaçant et injuste. Le néolibéralisme, étant responsable, ne peut pas nous proposer de sortie, et c’est à nous de l’envisager en ce moment de clair-obscur. Les solutions d’émancipation ne peuvent venir que des nouvelles résistances créatrices et de la mobilisation de nos sociétés.

Nous étions et nous sommes encore d’accord que l’altermondialisme comme réponse à la mondialisation néolibérale, aux théories de choc des civilisations et de la fin de l’histoire, n’a pas été un simple vœu pieux à l’opposé de ce qui a été affirmé par de nombreux observateurs, notamment après les mobilisations de Seattle à l’occasion de la conférence ministérielle de l’OMC de novembre-décembre 1999 ou après les attentats du 11 septembre 2001, et les mobilisations contre l’invasion américaine de l’Iraq en 2003.  Il s’est, au contraire, inscrit dans la durée et ouvert des voies dont incontestablement les vagues de révoltes et révolutions de 2011.

En fait, les grands mouvements émancipateurs ayant dominé le vingtième siècle, la social-démocratie, le communisme, et le syndicalisme ouvrier semblent avoir perdu beaucoup de leur force propulsive avec la fin des trente glorieuses, sont de plus en plus coupés de leur assise populaire et perdu la main politiquement. Le mouvement écologiste, quant à lui, n’a pas encore rempli les promesses que l’on aurait pu fonder sur lui. En revanche, le mouvement altermondialiste, même avec - voir grâce à - son aspect utopique, a pu bien être à l’origine d’une dynamique historique et devenir le nouveau mouvement des mouvements, l’espace ouvert d’émancipation sociale et citoyenne du début du nouveau millénaire. En même temps, il semble avoir largement déçu par rapport aux espoirs qu’il avait initialement suscités. Plusieurs facteurs explicatifs peuvent être identifiés, et il est urgent de les identifier ensemble dans notre riche diversité.

Nous sommes aujourd’hui averti.es, au vu de plusieurs analyses critiques, qu’il n’est pas suffisant de croire que le rejet de la mondialisation et des politiques libérales était majoritaire à l’échelle du globe et qu’il suffirait de poursuivre nos efforts de dévoilement, de dénonciation, et de déconstruction des logiques de pouvoir et de domination pour gagner la bataille des idées et les esprits.   Nous constatons, en effet, que nous sommes appelé.es à refonder réflexivement notre vision du nouveau monde que nous prônons. Ceci passe avant tout par la compréhension de notre présent et l’évaluation de nos moyens d’action et nos formes d’organisation.

 

Vingt-deux ans après le premier rendez-vous de Porto Alègre :

Quel bilan dressons-nous de l’altermondialisme ?

 Les appels à la solidarité et à la convergence des différentes formes de résistance au néolibéralisme par la création d’un réseau mondial se sont depuis multipliés, et plusieurs lignes de mobilisation étaient au cœur des propositions altermondialistes, comme l’annulation de la dette des pays pauvres, la taxe Tobin, la suppression de l’Organisation Mondiale du Commerce et des programmes d’ajustement structurel ou le rejet des privatisations, etc.

Le mouvement altermondialiste a, depuis son avènement, nourri les espoirs et inspiré des luttes. Son expansion géographique a fait preuve d’une plus grande hétérogénéité de par le monde et a aussi révélé et multiplié des problèmes de coordination et des difficultés pour s’entendre sur des lignes communes. Et c’est dans ce cadre que le FSMAGHREB, organisateur des deux FSM à Tunis en 2013 et 2015 propose d’inviter le Conseil International à tenir sa prochaine réunion à Tunis l’été prochain.

En effet, après 2011, la révolte tunisienne était   très vite suivie par une première vague de révoltes des peuples de la région et des élans de solidarité planétaire. Un cycle de résistance a été déclenché et un mouvement des places se propage dans le monde. Depuis, les cycles de mobilisation, protestations et revendications, portées par de nouveaux acteurs atypiques, s’enchainent même sans horizon politique clair. 

La deuxième vague de révoltes populaires touchant le Soudan, l’Algérie, le Liban et l’Iraq, ainsi que la révolte populaire au Chili, les Gilet jaunes en France, le mouvement Black Lives Matter fortement mobilisé suite à la mort de Gorge Floyd, les mouvements féministes, le mouvement mondial pour l’écologie, et les contestations liées à la crise sanitaire du Covid-19, ne sont que des illustrations d’une volonté de maintenir vivace la nécessité d’un monde meilleur.

Ce qui est remarquable depuis des années c’est qu’il est vrai que   le développement des micro-résistances et des actions localisés engendre des dynamiques propres et expérimente de nouveaux répertoires de formes de lutte et d’action. Il est également vrai que le courage de tenir tête aux dominants s’exprime désormais dans ces mouvements horizontaux, sans programme global ni leader et ni perspective de prise du   pouvoir.

Néanmoins, le   rapport de force aujourd’hui est toujours en faveur des forces néo- libérales et conservatrices, et non en faveur des forces de changement.  Le renversement   d’une telle situation ne semble pas être   à l’ordre du jour, au contraire, la droitisation des sociétés est en marche, les populistes conservateurs arrachent le pouvoir et menacent les libertés et creusent d’avantage les inégalités, et nous rencontrons des difficultés à gagner la bataille des idées.

Au moment où les forces de régressions menacent les droits humains et ceux des peuples et avancent dans leurs stratégies   destructrices de l’environnement et   du vivant, nous parions sur notre dialogue et sur nos résistances  solidaires    pour renforcer  les ponts vers un nouveau  monde   que nous  voulons  meilleur .

Il est clair que les dynamiques actuelles maintiennent et éveillent une conscience citoyenne d’opposition et de résistance au néolibéralisme dominant, mais peinent aussi à   donner lieu à des possibilités effectives pour l’émergence  d’un nouveau sujet politique.

La place grandissante qu’occupe de plus en plus « les partis mouvementistes » suite à  la crise des partis politiques de gauche  ,  la question de l’articulation des mouvements fragmentés   à des échelles locales régionales et mondiales  et la recherche   à construire les conditions de possibilité d’une solidarité altermondialiste ,  le foisonnement des forums régionaux et thématiques sans chercher à masquer la diversité et la pluralité des expériences de lutte,  sont des questions qui  méritent  débat  au-delà du conflit qui traverse le CI du FSM (mais non le FSM) sur « un espace ouvert d’articulation » ou « une structure pour de nouvelles actions politiques ».

Ainsi, réfléchir ensemble autour des   questions des rapports entre individus et sociétés,  micro-résistances territoriales    et   grands combats, pour s’opposer à tout le  système néolibéral,  entre  le local et le global,  ouvrira   évidemment  des  voies  constitutives d’une possible critique  sociale articulée autour des formes de résistances et des forces sociales de changement 

Notre réflexion collective autour des théories renouvelées des mouvements sociaux et de résistances, le partage du savoir produit dans les différents contextes, les articulations des luttes communes, l’élargissement des solidarités entre ces mouvements dans leur diversité, est fondamentale, faisant du FSM un bien commun.

Rendez-vous à Tunis chèr.es camarades

 

ENGLISH 

(the parts in italics were not read in the summary read at the mexico meeting http://openfsm.net/projects/wsfic_fsmci/mexico22-input1.2

 For an international seminar on the future of the WSF in Tunis 

Proposal of the Maghreb/Mashrek Social Forum

 

The holding of the WSF in Mexico City from 1 to 6 May 2022 is in itself a major event that attests to our will to safeguard this space, to continue the struggle and to continue to canalize indignation in order to build a world movement capable of curbing, or even stopping, the harmful effects of neoliberalism.

In addition to the need to broaden and strengthen our capacities to articulate our struggles, this year's WSF comes in a particular global context and is fraught with additional challenges due to the effects of the Covid-19 crisis, growing inequality, and the escalation of xenophobia, racism, violence against women, restrictions on freedoms, violations of personal data, but also the decadence of the planet due to climate change, the global expansion of the tragedies of war, and internal conflicts exacerbated by foreign interventions.

The world we live in is increasingly threatening and unjust. Neo-liberalism, being responsible, cannot offer us a way out, and it is up to us to consider it in this moment of darkness. Emancipatory solutions can only come from new creative resistance and the mobilization of our societies.

We agreed and still agree that alter-globalism as a response to neo-liberal globalisation, to the theories of the clash of civilizations and the end of history, has not been a mere wishful thinking, contrary to what has been affirmed by many observers, notably after the mobilisations of Seattle on the occasion of the WTO ministerial conference of November-December 1999, or after the attacks of September 11, 2001, and the mobilisations against the US invasion of Iraq in 2003.  On the contrary, it has been a long-term process and has opened up new avenues, including, without doubt, the waves of revolts and revolutions of 2011.

In fact, the great emancipatory movements that dominated the twentieth century, social democracy, communism, and workers' unionism, seem to have lost much of their propulsive force with the end of the thirty glorious years, are increasingly cut off from their popular base and have lost their political grip. The environmental movement, for its part, has not yet fulfilled the promises that could have been based on it. On the other hand, the anti-globalisation movement, even with - or even thanks to - its utopian aspect, may well have been at the origin of a historical dynamic and become the new movement of movements, the open space of social and citizen emancipation of the beginning of the new millennium. At the same time, it seems to have largely disappointed the hopes it had initially raised. Several explanatory factors can be identified, and it is urgent to identify them together in our rich diversity.

We are now aware, in the light of several critical analyses, that it is not enough to believe that the rejection of globalisation and liberal policies was in the majority on a global scale and that it would be enough to continue our efforts to unveil, denounce and deconstruct the logics of power and domination to win the battle of ideas and minds.   We note, in fact, that we are called upon to refound reflexively our vision of the new world that we advocate. This requires, above all, an understanding of our present and an evaluation of our means of action and our forms of organisation.

 

Twenty-two years after the first meeting in Porto Alegre :

How do we assess alterglobalism?

 Calls for solidarity and the convergence of different forms of resistance to neo-liberalism through the creation of a global network have multiplied since then, and several lines of mobilisation were at the heart of alterglobalist proposals, such as the cancellation of the debt of poor countries, the Tobin tax, the abolition of the World Trade Organisation and structural adjustment programmes or the rejection of privatizations, etc.

Since its inception, the alter globalization movement has fueled hopes and inspired struggles. Its geographical expansion has shown greater heterogeneity around the world and has also revealed and multiplied coordination problems and difficulties in agreeing on common lines. And it is in this framework that the WSMaghreb, organizer of the two WSFs in Tunis in 2013 and 2015, proposes to invite the International Council to hold its next meeting in Tunis next summer as well as the international seminar.

Indeed, after 2011, the Tunisian revolt was very quickly followed by a first wave of revolts of the peoples of the region and by global solidarity impulses. A cycle of resistance has been triggered and a movement of squares is spreading around the world. Since then, cycles of mobilisation, protests and demands, carried by new and atypical actors, have followed each other even without a clear political horizon.

 

The second wave of popular revolts in Sudan, Algeria, Lebanon and Iraq, as well as the popular revolt in Chile, the Gilet Jaunes in France, the Black Lives Matter movement that was strongly mobilised following the death of Gorge Floyd, the feminist movements, the global ecology movement, and the protests linked to the Covid-19 health crisis, are but illustrations of the will to keep alive the need for a better world.

What has been remarkable over the years is that it is true that the development of micro-resistances and localised actions generates its own dynamics and experiments with new repertoires of forms of struggle and action. It is also true that the courage to stand up to the dominant is now expressed in these horizontal movements, without a global programme or leader and without the prospect of taking power.

Nevertheless, the balance of power today is still in favour of neo-liberal and conservative forces, not in favour of the forces of change.  The reversal of such a situation does not seem to be on the agenda, on the contrary, the right-wing of societies is on the march, conservative populists are wresting power and threatening freedoms and deepening inequalities, and we are finding it difficult to win the battle of ideas.

At a time when the forces of regression are threatening human and peoples' rights and advancing their strategies to destroy the environment and living beings, we are betting on our dialogue and our resistance in solidarity to strengthen the bridges towards a new and better world.

It is clear that the current dynamics maintain and awaken a citizen consciousness of opposition and resistance to the dominant neoliberalism, but also struggle to give rise to effective possibilities for the emergence of a new political subject.

The growing importance of "movement parties" following the crisis of left-wing political parties, the question of the articulation of fragmented movements on local, regional and global scales and the search to build the conditions of possibility for alter-globalist solidarity,  The proliferation of regional and thematic forums, without seeking to mask the diversity and plurality of experiences of struggle, are questions that deserve debate beyond the conflict that runs through the IC (but not the WSF) on "an open space for articulation" or "a structure for new political actions".

Thus, reflecting together on the questions of the relationship between individuals and societies, territorial micro-resistances and major struggles, in order to oppose the whole neoliberal system, between the local and the global, will obviously open up the constitutive paths of a possible social critique articulated around the forms of resistance and the social forces of change

Our collective reflection on the renewed theories of social movements and resistances, the sharing of knowledge produced in the different contexts, the articulation of common struggles, the enlargement of solidarity between these movements in their diversity, is fundamental, making the WSF a common good.

See you in Tunis dear comrades.

 

 ESPANOL 

(las partes en cursiva no se leyeron en el resumen leído en la reunion de mexico http://openfsm.net/projects/wsfic_fsmci/mexico22-input1.2) 

Para un seminario internacional sobre el futuro del FSM en Túnez

Propuesta del Foro Social del Magreb/Mashrek

 

La realización del FSM en la Ciudad de México del 1 al 6 de mayo de 2022 es en sí misma un gran acontecimiento que atestigua nuestra voluntad de salvaguardar este espacio, de continuar la lucha y de seguir canalizando la indignación para construir un movimiento mundial capaz de frenar, o incluso detener, los efectos nocivos del neoliberalismo.

Además de la necesidad de ampliar y fortalecer nuestras capacidades de articulación de nuestras luchas, el FSM de este año llega en un contexto global particular y cargado de desafíos adicionales debido a los efectos de la crisis del Covid-19, la creciente desigualdad y la escalada de xenofobia, racismo, violencia contra las mujeres, restricciones a las libertades, violaciones de datos personales, pero también la decadencia del planeta debido al cambio climático, la expansión global de las tragedias de la guerra y los conflictos internos exacerbados por las intervenciones extranjeras.

El mundo en el que vivimos es cada vez más amenazante e injusto. El neoliberalismo, siendo responsable, no puede ofrecernos una salida, y nos corresponde a nosotros considerarlo en este momento de oscuridad. Las soluciones emancipadoras sólo pueden venir de una nueva resistencia creativa y de la movilización de nuestras sociedades.

Estuvimos de acuerdo y seguimos estando de acuerdo en que el altermundismo como respuesta a la globalización neoliberal, a las teorías del choque de civilizaciones y del fin de la historia, no ha sido una mera ilusión, al contrario de lo que han afirmado muchos observadores, sobre todo después de las movilizaciones de Seattle con motivo de la conferencia ministerial de la OMC de noviembre-diciembre de 1999, o después de los atentados del 11 de septiembre de 2001, y de las movilizaciones contra la invasión estadounidense de Irak en 2003.  Por el contrario, ha sido un proceso de larga duración y ha abierto nuevas vías, incluyendo, sin duda, las olas de revueltas y revoluciones de 2011.

De hecho, los grandes movimientos emancipadores que dominaron el siglo XX, la socialdemocracia, el comunismo y el sindicalismo obrero, parecen haber perdido gran parte de su fuerza propulsora con el fin de los treinta años gloriosos, están cada vez más alejados de su base popular y han perdido su agarre político. El movimiento ecologista, por su parte, aún no ha cumplido las promesas que podrían haberse basado en él. En cambio, el movimiento antiglobalización, incluso con -o gracias a- su aspecto utópico, puede haber estado en el origen de una dinámica histórica y convertirse en el nuevo movimiento de movimientos, en el espacio abierto de emancipación social y ciudadana del comienzo del nuevo milenio. Al mismo tiempo, parece haber defraudado en gran medida las esperanzas que había suscitado inicialmente. Se pueden identificar varios factores explicativos, y es urgente identificarlos conjuntamente en nuestra rica diversidad.

Ahora somos conscientes, a la luz de varios análisis críticos, de que no basta con creer que el rechazo a la globalización y a las políticas liberales era mayoritario a escala mundial y que bastaría con seguir esforzándonos por desvelar, denunciar y deconstruir las lógicas del poder y la dominación para ganar la batalla de las ideas y las mentes.   Constatamos, en efecto, que estamos llamados a refundar reflexivamente nuestra visión del nuevo mundo que propugnamos. Esto requiere, sobre todo, una comprensión de nuestro presente y una evaluación de nuestros medios de acción y nuestras formas de organización.

 

Veintidós años después del primer encuentro en Porto Alegre :

¿Cómo valoramos el altermundismo?

 Los llamamientos a la solidaridad y a la convergencia de las diferentes formas de resistencia al neoliberalismo mediante la creación de una red mundial se han multiplicado desde entonces, y varias líneas de movilización han estado en el centro de las propuestas altermundistas, como la anulación de la deuda de los países pobres, la tasa Tobin, la abolición de la Organización Mundial del Comercio y de los programas de ajuste estructural o el rechazo de las privatizaciones, etc.

Desde su creación, el movimiento altermundialista ha alimentado esperanzas e inspirado luchas. Su expansión geográfica ha mostrado una mayor heterogeneidad en el mundo y también ha revelado y multiplicado los problemas de coordinación y las dificultades para acordar líneas comunes. Y es en este marco que el WSMaghreb, organizador de los dos FSM de Túnez en 2013 y 2015, propone invitar al Consejo Internacional a celebrar su próxima reunión en Túnez el próximo verano, así como el seminario internacional.

En efecto, después de 2011, la revuelta tunecina fue seguida muy rápidamente por una primera ola de revueltas de los pueblos de la región y por impulsos de solidaridad mundial. Se ha desencadenado un ciclo de resistencia y un movimiento de plazas que se extiende por todo el mundo. Desde entonces, se han sucedido ciclos de movilización, protestas y reivindicaciones, protagonizados por actores nuevos y atípicos, incluso sin un horizonte político claro.

 

La segunda ola de revueltas populares en Sudán, Argelia, Líbano e Irak, así como la revuelta popular en Chile, los Gilet Jaunes en Francia, el movimiento Black Lives Matter que se movilizó fuertemente tras la muerte de Gorge Floyd, los movimientos feministas, el movimiento ecologista global y las protestas vinculadas a la crisis sanitaria de Covid-19, no son más que ilustraciones de la voluntad de mantener viva la necesidad de un mundo mejor.

Lo que ha sido notable a lo largo de los años es que es cierto que el desarrollo de microrresistencias y acciones localizadas genera su propia dinámica y experimenta con nuevos repertorios de formas de lucha y acción. También es cierto que la valentía de enfrentarse a los dominantes se expresa ahora en estos movimientos horizontales, sin un programa o líder global y sin la perspectiva de tomar el poder.

Sin embargo, la correlación de fuerzas sigue estando hoy en día a favor de las fuerzas neoliberales y conservadoras, y no a favor de las fuerzas del cambio.  La inversión de esta situación no parece estar en el orden del día, por el contrario, la derecha de las sociedades está en marcha, los populistas conservadores arrebatan el poder y amenazan las libertades y profundizan las desigualdades, y nos resulta difícil ganar la batalla de las ideas.

En un momento en que las fuerzas de la regresión amenazan los derechos humanos y de los pueblos y avanzan en sus estrategias de destrucción del medio ambiente y de los seres vivos, apostamos por nuestro diálogo y nuestra resistencia solidaria para fortalecer los puentes hacia un mundo nuevo y mejor.

Es evidente que las dinámicas actuales mantienen y despiertan una conciencia ciudadana de oposición y resistencia al neoliberalismo dominante, pero también luchan por dar lugar a posibilidades efectivas de emergencia de un nuevo sujeto político.

La importancia creciente de los "partidos del movimiento" tras la crisis de los partidos políticos de izquierda, la cuestión de la articulación de los movimientos fragmentados a escala local, regional y mundial y la búsqueda de la construcción de las condiciones de posibilidad de la solidaridad altermundista, La proliferación de foros regionales y temáticos, sin pretender enmascarar la diversidad y la pluralidad de las experiencias de lucha, son cuestiones que merecen ser debatidas más allá del conflicto que atraviesa el CI (pero no el FSM) sobre "un espacio abierto de articulación" o "una estructura para nuevas acciones políticas".

Así, reflexionar juntos sobre las cuestiones de la relación entre los individuos y las sociedades, las microrresistencias territoriales y las grandes luchas, para oponerse al conjunto del sistema neoliberal, entre lo local y lo global, abrirá evidentemente las vías constitutivas de una posible crítica social articulada en torno a las formas de resistencia y a las fuerzas sociales del cambio

Nuestra reflexión colectiva sobre las teorías renovadas de los movimientos sociales y de las resistencias, la puesta en común de los conocimientos producidos en los diferentes contextos, la articulación de las luchas comunes, la ampliación de la solidaridad entre estos movimientos en su diversidad, es fundamental, haciendo del FSM un bien común.

Nos vemos en Túnez queridos compañeros. 

 

 PORTUGUES

 (as partes em itálico não foram lidas no resumo lido na reunião do méxico http://openfsm.net/projects/wsfic_fsmci/mexico22-input1.2)

Para um seminário internacional sobre o futuro do FSM em Tunis

Proposta do Fórum Social Magrebe/Mashrek

 

 

A realização do FSM na Cidade do México de 1 a 6 de Maio de 2022 é por si só um acontecimento importante que atesta a nossa vontade de salvaguardar este espaço, de continuar a luta e de continuar a canalizar indignações a fim de construir um movimento global capaz de travar, se não parar, os efeitos nocivos do neoliberalismo.

Para além da necessidade de alargar e reforçar as nossas capacidades para articular as nossas lutas, o FSM deste ano surge num contexto global particular e está repleto de desafios adicionais devido aos efeitos da crise da Covid-19, à crescente desigualdade, e à escalada da xenofobia, racismo, violência contra as mulheres, restrições às liberdades, violações de dados pessoais, mas também à decadência do planeta devido às alterações climáticas, à expansão global das tragédias de guerra, e aos conflitos internos exacerbados por intervenções estrangeiras.

O mundo em que vivemos é cada vez mais ameaçador e injusto. O neoliberalismo, sendo responsável, não nos pode oferecer uma saída, e cabe-nos a nós considerá-lo neste momento de escuridão. As soluções emancipatórias só podem vir de novas resistências criativas e da mobilização das nossas sociedades.

Concordámos e continuamos a concordar que o alter-mundialismo como resposta à globalização neoliberal, às teorias do choque de civilizações e do fim da história, não tem sido um mero desejo, ao contrário do que tem sido afirmado por muitos observadores, nomeadamente após as mobilizações em Seattle por ocasião da conferência ministerial da OMC de Novembro-Dezembro de 1999 ou após os ataques de 11 de Setembro de 2001, e as mobilizações contra a invasão americana do Iraque em 2003.  Pelo contrário, tem sido um processo a longo prazo, abrindo novos caminhos, incluindo, sem dúvida, as ondas de revoltas e revoluções de 2011.

De facto, os grandes movimentos emancipatórios que dominaram o século XX, a social-democracia, o comunismo e o sindicalismo dos trabalhadores, parecem ter perdido grande parte da sua força propulsora com o fim dos trinta gloriosos anos, estão cada vez mais isolados da sua base popular e perderam o seu domínio político. O movimento ambiental, pelo seu lado, ainda não cumpriu as promessas que poderiam ter sido baseadas nele. Por outro lado, o movimento anti-globalização, mesmo com - ou mesmo graças ao seu aspecto utópico, pode muito bem ter estado na origem de uma dinâmica histórica e tornar-se o novo movimento de movimentos, o espaço aberto de emancipação social e cidadã do início do novo milénio. Ao mesmo tempo, parece ter desiludido largamente as esperanças que inicialmente tinha suscitado. Vários factores explicativos podem ser identificados, e é urgente identificá-los em conjunto na nossa rica diversidade.

Estamos agora conscientes, à luz de várias análises críticas, que não basta acreditar que a rejeição da globalização e das políticas liberais foi maioritária à escala global e que bastaria continuar os nossos esforços para desvendar, denunciar e desconstruir a lógica do poder e da dominação para ganhar a batalha das ideias e das mentes.   De facto, notamos que somos chamados a refundar reflexivamente a nossa visão do novo mundo que defendemos. Isto requer, acima de tudo, uma compreensão do nosso presente e uma avaliação dos nossos meios de acção e das nossas formas de organização.

 

Vinte e dois anos após o primeiro encontro em Porto Alegre :

Como é que avaliamos o alterglobalismo?

 Os apelos à solidariedade e à convergência de diferentes formas de resistência ao neoliberalismo através da criação de uma rede global multiplicaram-se desde então, e várias linhas de mobilização estiveram no centro das propostas de alterglobalização, tais como a anulação da dívida dos países pobres, o imposto Tobin, a abolição da Organização Mundial do Comércio e programas de ajustamento estrutural ou a rejeição das privatizações, etc.

Desde o seu início, o movimento de alterglobalização alimentou esperanças e inspirou lutas. A sua expansão geográfica mostrou uma maior heterogeneidade em todo o mundo e também revelou e multiplicou problemas de coordenação e dificuldades em chegar a acordo sobre linhas comuns. E é neste quadro que o FSMAGHREB, organizador dos dois FSM em Tunis em 2013 e 2015, propõe convidar o Conselho Internacional a realizar a sua próxima reunião em Tunis no próximo Verão.

De facto, após 2011, a revolta tunisina foi muito rapidamente seguida por uma primeira vaga de revoltas dos povos da região e por impulsos de solidariedade global. Um ciclo de resistência foi desencadeado e um movimento de quadrados está a espalhar-se por todo o mundo. Desde então, ciclos de mobilização, protestos e reivindicações, levados por novos e atípicos actores, têm-se sucedido, mesmo sem um horizonte político claro.

A segunda vaga de revoltas populares no Sudão, Argélia, Líbano e Iraque, assim como a revolta popular no Chile, o Gilet Jaunes em França, o movimento Black Lives Matter que foi fortemente mobilizado após a morte de Gorge Floyd, os movimentos feministas, o movimento ecologista global, e os protestos ligados à crise de saúde Covid-19, são apenas ilustrações da vontade de manter viva a necessidade de um mundo melhor.

O que tem sido notável ao longo dos anos é que é verdade que o desenvolvimento de micro-resistências e acções localizadas gera as suas próprias dinâmicas e experiências com novos repertórios de formas de luta e acção. Também é verdade que a coragem de fazer frente aos dominantes se exprime agora nestes movimentos horizontais, sem um programa ou líder global e sem a perspectiva de tomar o poder.

No entanto, o equilíbrio de poder ainda hoje é a favor das forças neoliberais e conservadoras, não a favor das forças da mudança.  A inversão de tal situação não parece estar na ordem do dia, pelo contrário, a direita das sociedades está em marcha, os populistas conservadores estão a lutar pelo poder e a ameaçar as liberdades e a aprofundar as desigualdades, e estamos a ter dificuldade em ganhar a batalha das ideias.

Numa altura em que as forças da regressão ameaçam os direitos humanos e dos povos e avançam nas suas estratégias para destruir o ambiente e os seres vivos, apostamos no nosso diálogo e na nossa resistência solidária para reforçar as pontes em direcção a um mundo novo e melhor.

É evidente que a dinâmica actual mantém e desperta uma consciência cidadã de oposição e resistência ao neoliberalismo dominante, mas também luta para dar origem a possibilidades efectivas para a emergência de um novo sujeito político.

A importância crescente dos "partidos do movimento" na sequência da crise dos partidos políticos de esquerda, a questão da articulação de movimentos fragmentados à escala local, regional e global e a procura de construir as condições de possibilidade de uma solidariedade alterglobalista,  A proliferação de fóruns regionais e temáticos, sem procurar mascarar a diversidade e pluralidade de experiências de luta, são questões que merecem debate para além do conflito que atravessa o CI do FSM (mas não o FSM) sobre "um espaço aberto de articulação" ou "uma estrutura para novas acções políticas".

Assim, a reflexão conjunta sobre as questões da relação entre indivíduos e sociedades, as micro-resistências territoriais e as grandes lutas, a fim de se opor a todo o sistema neoliberal, entre o local e o global, abrirá obviamente as vias constitutivas de uma possível crítica social articulada em torno das formas de resistência e das forças sociais da mudança

A nossa reflexão colectiva sobre as teorias renovadas dos movimentos e resistências sociais, a partilha de conhecimentos produzidos nos diferentes contextos, a articulação de lutas comuns, o alargamento da solidariedade entre estes movimentos na sua diversidade, é fundamental, tornando o FSM um bem comum.

Vemo-nos em Tunis, caros camaradas.